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la Cie Partis Pour Tout Faire

LE COLLECTIF LES JENOUS





stage clown - adulte - diaporama photos

L’aventure est lancée en Juillet 2013 sous l’impulsion de Carole Tallec, soutenue par Françoise Ducourtiout, programmatrice des Zaccros d’ma rue.
Suite à 4 journée de création in situ avec 15 clowns, certains d’entre décident de se lancer dans un chantier au long court : Le collectif Les voit le jour en janvier 2014 à Abondance.
Il réuni à ce jour 14 clowns, une metteuse en nez, un logisticien et une photographe.
Le moteur des est le cœur à l’ouvrage des fouilleurs sans fin.
L’anatomie des est à géométrie variable : entre 8 et 14 clowns en jeu.
La patience des est l’humus précieux qui leur assure une longue vie.

La symphonie des couacs

les céations La tribu

>Une bande, une tribu de clowns, une famille recomposée de ‘tombés dans le ruisseau’, de ‘revenus de tout pour partir loin’, de ‘magnifiques à côté de la plaque’, inutiles, inefficaces et essentiels.
Des clowns, un chœur, autant de nez pour sentir, et le double de guibolles et paluches pour danser… Une force de cœurs choraux qui battent une chamade archaïque.
Une liberté chorale pour une pulsion de vie phénoménale, pour de la décharge d’adrénaline, de l’émotion transpirée, une parole époumonée et susurrée, une danse débordante.
Des clowns ensemble et tellement seuls. Une présence viscérale dans l’espace publique, gorgée d’humanité jusqu’à l’animalité.

les céations Pourquoi un chœur de clowns ?

Le chœur de clowns nourrit une envie de collectif, une envie d’explorer les va et viens entre l’anarchie solitaire du clown et le groupe.
C’est l’envie de brasser de l’énergie, du multiple, de la différence. C’est l’envie de plonger dans la complexité et la richesse du nombre. C’est jouir de la force du nombre.
C’est également un désir d’offrir de l’énergie, de la vitalité, de la pulsion, de la prise de risque en réponse à une société du contrôle et de la prévisibilté.
C’est une envie de gros débordement hors des sentiers prévus, plonger dans l’inconnu, l’incongru, pousser les murs des normes de notre société de l’anticipation, du risque zéro et de l’assurance tout risque.

les céationsTerrain de jeu hors jeu

Notre processus de création se nourrit également de notre fonctionnement de collectif hors jeu, hors nez. Quid de la responsabilité, quid de la prise de décision, quid de la mise en acte à l’inverse de l’attentisme, quid de la générosité, au service de qui de quoi ? Quid de l’égo, de l’égoïsme, de l’individualisme ? Et dans tous ces quid : quid de la patience ???? De l’affranchissement de la vitesse de production, de l’évidence efficace pratique et facile, de l’aliénation aux normes, de la soupe à servir pour croûter…

les céations Pour qui ? Et ou ?

Véritablement pour tous et chacun, sans question ni d’âge, ni d’origine, ni de classe, ni de culture !
Pour les passants qui passent et qui s’arrêtent un temps, pour les curieux qui veulent découvrir les clowns et viennent spécialement, pour les festivaliers, pour les voyageurs, pour les familles, les couples, les tout seuls, pour tous ceux qui ont une minute ou deux heures. Pour ceux qui sont clownophobes et qui vont tomber en amour, pour ceux qui n’y connaissent rien…
Pour la campagne, la mer, les galeries marchandes, les inaugurations, les brocantes, les piscines couvertes et en pleine air, les arbres de noël païen et religieux, les fêtes à la moule ou au cochon, les vernissages, les files d’attente des musés, les bals populaires ou les rallys !!!

les céations Intentions et mise en jeu

Nos clowns ne répondent pas à l’imagerie d’Epinal.
Notre tribu se régale de folie, de poésie et de connerie. Elle s’affranchit de la production de gags et ne quête pas les applaudissements.
Nous travaillons donc à découvrir les ponts pour tisser le lien entre les gens et les clowns, depuis le connu jusque l’inconnu.
Nous souhaitons voyager entre connivence et âpreté et dissoudre la défiance que génère l’inconnu.
Notre performance n’attend pas du public qu’il nous suive. Nous goûtons le fait d’apparaitre et de disparaître. Nous interrogeons beaucoup la question de l’espace et nous nous en servons tant pour surprendre que pour nous poser avec les gens.
Notre jeu ne repose pas sur la maitrise et le prévisible, mais sur l’abandon au dérapage et à l’incontrôlable.
Nous voyageons entre l’image et l’action. Les clowns s’offrent de temps de rien, de vie, de sieste, ou le public est libre de laisser son regard les scruter ou les oublier.
Tout comme le travail de chœur, nous envisageons le public parfois comme un groupe, parfois dans son individualité.
Nous avons cœur à ce que la connerie du clown ouvre sur la tragédie du monde. Nous cultivons ardemment la tragicomédie. Chaque clown transporte une obsession de partage qui le tient en vie.
Nous alternons les énergies hautes de prouesses avec des échanges privilégiées et intimes.
Nous invitons le pire à côtoyer le meilleur, nous faisons la place belle à la misère de notre condition humaine.

les céations Comment ça se fabrique

Lors d’un repérage préalable, nous définissons notre chemin et des points de rdv. Nous connaissons donc notre point de départ et notre objectif d’arrivée. Nous décidons d’une trajectoire qui nous offrira la jubilation des transgressions et sorties de route. Le chemin représente un aspect du cadre nécessaire. Et comme la liberté nait de la contrainte, celui ci en est une belle !
Lors de ces points de RDV, nous décidons de certains jeux, qui sont soit inventés in situ de part la configuration de l’espace, soit écrits par nous en amont.
L’organisation temporelle de ces jeux dépend de l’espace. Notre canevas est de fait sans cesse modifié par le terrain de jeu.
Tous les imprévus de l’extérieur sont autant d’éléments qui vont venir créer tumultes et matière à jouer en rebond.